Libelle 1| peine maximale pour nos bagnoles : un verdict juteux

Libelle par Camille de Bonsens
Libelle 1 : peine maximale pour nos bagnoles : un verdict juteux. Préambule et introduction

Préambule : CO2, du simple au double. Esprit critique, es-tu las ?

Le montant du malus écologique grimpe vite. Cette taxe payée à l’achat du véhicule est calculée uniquement par rapport au type de motorisation et non fonction des volumes réels de GES ( gaz à effet de serre ) produits en roulant. Cette taxe semble être un échec. En effet, loin de faire reculer les acheteurs de grosses cylindrées, on constate que les ventes de modèles les plus «malussés» se portent très bien, avec une augmentation de l’ordre de 40%.
En matière de GES et de réchauffement climatique, le 5ème rapport du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) vient d’être rendu public. De ce 5ème rapport du GIEC, les médias courants ont extraits, une fois de plus, le spectaculaire déluge catastrophique de prévisions alarmistes dont l’issue semble se refermer sur nous sans que nous ayons la moindre chance de sortir vivant du piège que nous aurions nous même engendré, gens d’en bas.
Je vous laisse survoler ces médias du spectaculaire, si vous en avez encore la force ! Le burlesque flirte avec l’invraisemblable : le drame est qu’on finit par y croire. La méthode Coué est sans faille. Nous appellerons ces médias de la surenchère spectaculaire, les « mécrédias » pour les différencier des médias citoyens, blogs de lanceurs d’alerte et chroniqueurs en veille assidue.

Ces mêmes mécrédias parlent-ils des erreurs de l’avant dernier rapport GIEC (le 4ème), relevées par des lanceurs d’alerte? Par exemple ce docteur canadien, spécialiste de l’économie environnementale, Ross McKitrick a mis à jour des vices d’élaboration de la fameuse courbe des températures en « Crosse de Hockey », la rendant peu crédible. Le GIEC l’a-t-il abandonnée dans ce dernier rapport d’octobre 2018? Certainement, puisque le GIEC nous informe, par la voix de Roland Seferian (ingénieur-chercheur au Centre Méteo France, co-rapporteur du dernier rapport du GIEC) sans en préciser la cause, que les experts du GIEC ont revu à la hausse les émissions maximales de CO2 tolérables issues de l’activité humaine. En voilà une bonne nouvelle! Ce volume double par rapport au précédent rapport. Cette info ne devrait-elle pas être abondement relayée sur les mécrédias pour nous déstresser un peu ? Non ! Les mécrédias d’une seule voix ne communiquent de ce dernier rapport 2018, que l’urgence d’accélérer la lutte face à l’ampleur du réchauffement climatique. Ils évoquent également en guise de solution expresse ultime, l’usage de mesures coercitives, tel installer un péage pour accéder avec sa voiture au centre des villes de plus de cent mille habitants. Grace à cette mesure, depuis février 2003, Londres est devenue la plus grande expo de bagnoles de luxe d’Europe.
Aucun mécrédia ne soulève la contradiction suivante : d’un coté les experts concluent qu’il est possible d’émettre deux fois plus de CO² que dans le rapport précédent sans ajouter au réchauffement climatique naturel (on l’oublie trop souvent, celui là)… ce qui devrait nous donner le temps de préparer une bonne transition énergétique. De l’autre, les mécrédias nous assomment à coup d’ultra urgence encore plus urgente que dans le précédent rapport du GIEC.
Aucun mécrédia pose les questions suivantes :
– Que penser d’un groupe d’experts qui se loupe dans son expertise du simple au double ?
– Que penser d’un groupe d’experts demandant d’aller encore plus vite pour réduire les émissions de CO² alors qu’il conclut au doublement de la quantité de CO² pouvant être émise avant qu’il y ait urgence?

Changeons l’axe de la critique, et notons le choix du vocabulaire utilisé par les mécrédias pour valoriser ou discréditer l’intervenant. Un comptable dénonce une multinationale qui planque ses bénéfices et licencie. Les mécrédias le classent dans la catégorie « lanceur d’alerte ». Un docteur en économie environnementale signale une grosse erreur dans un rapport du GIEC. Les mécrédias le classent dans la catégorie  » climato-septique  ».
Faire taire un lanceur d’alerte en lui collant l’étiquette connotée de climato-septique voilà où en sont les mécrédias. Taire la parole d’individus, relevant de la façon la plus rationnelle, certaines erreurs dans les données créditant la thèse du réchauffement climatique, est-ce raisonnable? A vous de juger, moi j’ai comme une petite idée.
Cette écrasante menace, le réchauffement de toute la planète, scoop mondialiste s’il en est, ne serait elle pas l’arme de soumission massive, en permettant sur un délai ultra court, aux 1% possesseurs des 99% des richesses (par voie de fait de la planète), d’imposer leur gouvernance multinationale technico-cratique aux 99% restants, écrasant au passage, démocratie, république, droits de l’Homme. Par la voix de leurs mécrédias, ils nous scandent : « sauvons la planète »… vous avez dit la planète ?… oh, pardon, leur planète.

Terminons.
Vous découvrez dans ce préambule, certes long, à la fois le propos du libelle mais aussi la méthode critique employée basée sur l’observation, le bon sens, la mémoire des faits et leur mise en abysse. Bon sens, mémoire des faits, analyse critique. Exemple : la «High Court» de Londres, la plus haute juridiction britannique a fait un travail de lanceur d’alerte (et n’a pas été traitée, à ma connaissance, de climato-septique) en dénonçant 9 erreurs dans le documentaire d’Al Gore « Une vérité qui dérange », one man show documentaire qui grâce à ces erreurs devenait un véritable film catastrophe. Ce film sorti en 2006 a largement contribué à augmenter le stress mondial autour du réchauffement climatique. Un an plus tard, le film  »La onzième heure’‘ sorti en 2007 traite du même sujet mais propose des solutions, pour certaines déjà opérationnelles bien que méconnues, (ouf il y a des solutions !).
La « onzième heure » ? Qui connait ? Et les mécredias ont-ils fait leur boulot ? Ont ils présenté ce documentaire avec autant d’allant que pour l’autre ? Où trouver un indicateur, mieux un comparateur de traitement mécrédiatique des deux documentaires ? Cet indicateur, je l’ai trouvé sur le site Allo Cinéma. Y sont regroupées, pour chaque film, les critiques des mécrédias. Résultat : 24 critiques presse et non des moindres pour le film catastrophe bourré d’erreurs d’Al Gore, ex premier ministre américain ; aucune pour la « Onzième heure » catalogue de solutions pour sauver la planète, produit par l’acteur DiCaprio, acteur inconnu, non, alors… la conclusion est simple. Vous comprenez ce que cela signifie n’est ce pas ? Lorsqu’une tête d’affiche comme DiCaprio, avec de bons moyens, voit son film absent des rubriques « critique cinéma «  de nos mécrédias nationaux et simultanément peu diffusé en salle, alors qu’il est nominé 4 fois (dont Caméra d’or à Cannes en 2007 -ven soit Cannes reste-t-il une référence? ) on peut sans exagérer, imaginer à quel point il doit être compliqué d’informer sur des solutions qui n’entrent pas exactement dans le plan de route des technico-crates a-humains (relire Bergson sur l’ahumanisme).

Introduction (enfin !) : La voiture jugée par la Cour Pénale internationale pour crime contre l’humanité ?

Oui ou non nos voitures doivent-elles passer en procès pour crime contre l’humanité? De la pollution globale, à l’asphyxie organisée, de la puanteur infâme à l’incitation à la désobéissance des codes sociaux , les mécrédias nous enfument-ils à longueur de chroniques sur l’ensemble de ces points?

Quatre chapitres dans cette libelle mise en ligne en plusieurs volets (rubrique « en chantier » > Libelle)

Chapitre 1 :
– Le secteur de la voiture particulière est-il aussi polluant que l’on nous le rabâche? La voiture serait responsable de 15% à 30% des particules fines suivant le niveau de manipulation choisi par les mécrédias. Nous verrons d’ailleurs plus loin que ce chiffre est faux. Qui sont les autres pollueurs, responsables des 70% à 85% restants ?
– Dans l’absolu on devrait pouvoir continuer de rouler en ville… de temps à autre, car même si la pollution automobile est loin d’être ce que l’on veut nous faire avaler, les temps perdus dans les bouchons deviennent à eux seuls irrationnels. Conscient du problème, l’automobiliste serait prêt à sauter dans une navette gratuite si la fréquence des dessertes aux abords de parking gratuits permettait de rentrer rapidement dans toute nos grandes villes avec un minimum de confort.
– Ces navettes pourraient être à air comprimé comme cela avait le cas en 1887 à Paris et à Nantes, rejoint par un nombre important de villes européennes. Mais dès 1905, le pétrole et la production d’engins à moteurs à explosion, créèrent de puissants lobbies. En conséquence, la modernisation et la reconduction des procédés non polluants ont été  »abandonnés » (lire torpillés).

Chapitre 3 :
– L’auto est-elle la pire des serial killer produite par la vie moderne ? Avec ses 3500 morts sur la route en 2017, mérite-t- elle tant de reproches ? D’autres types de décès en augmentation constante, tel le suicide, sont presque ignorés (plus de 10000 en 2014 et 84500 hospitalisations).
– Pour charger l’accusée, les mécrédias en rajoutent : 48000 décès prématurés (prématurés, ça veut dire, si l’on reste pragmatique, que de toute façon, ces personnes étaient condamnées à long terme, leur espérance de vie a été réduite, de combien, on ne le dit pas). L’irrespirabilité de l’air des grandes villes en est la cause, on est tout à fait d’accord, mais pourquoi la voiture devrait-elle porter la totalité de ces décès, alors qu’elle est l’une des cinq principales sources de pollution urbaine et pas la plus importante ?

Chapitre 4 :
– Que reste-t-il de l’auto symbole de liberté , bientôt pilotée par Google ? Cinq millions de franciliens s’y entassent chaque week-end, tous convaincus, pour certains derrière les vitres teintées de leur SUV, de jouir de leur libre arbitre, alors que leur GPS les détournent sur des itinéraires plus longs en kilomètres, parfois farfelus (donc plus polluants) pour la plupart corrélés avec les variations du trafic et parfois sans raison apparente….
– Ce qu’est devenu ce moyen de transport individuel, coincé dans des files, entre des rails de sécurité ? Ne reflète-t-il pas toutes les contradictions qui agitent nos sociétés ?
– Les mutations subies par la voiture, bientôt post automobile, puisque qu’avec le mot googlecar, la racine grec  »auto » (de lui même) a disparu, nous amène à constater qu’en passant d’égérie de la liberté à allégorie de sa mort programmée, la bagnole est comme un révélateur de nos mutations sociétales nous faisant glisser de la démocratie à la démocrature. Lire la nouvelle de SF de Mia Tex extraite du recueil  » Espèce protégé  » sur Aranea Editions (rubrique « En chantier » > Espèces protégées).
Avouons-le, la liberté picote, fait peur, la liberté se paye au prix fort, nous préférons pour la plupart confort, sécurité, économie. Et comme le fait dire Godart,dès 1965 dans « Masculin féminin » par la voix off, véritable actrice invisible : « sauvez nous de la liberté, donnez nous une voiture et une télévision ». Confort, sécurité, économie : ne sont-ce point les trois qualités principales que vous recherchez dans une bagnole et que les constructeurs malins cachent à l’intérieur de coques de faux 4X4 d’apparat, image virtuelle de liberté frelatée qui suffit bien pour aller chercher les mioches à l’école et chasser-cueillir ses boites de conserve à la supérette !

Conclusion solennelle : les mécrédias nous annoncent de prochaines cartes grises pour nos vélos et pourquoi pas pour nos paires de pompe !

Moment récréatif avant d’approfondir chaque chapitre

Les marques (M)aserati et (F)errari ont une dérogation pour polluer plus de 185g/km, plafond entraînant un malus écologique maximum de 10500€. La (M)asérati roadster émet 343g/km, la (F)errari ff 360g/km, 12 cylindres ça commence à faire. Appliquons aux niveaux d’émission de CO2 de la (M)aserati et de la (F)errari la progression du malus de 200€ par gramme de CO2 supplémentaire et découvrons le vrai malus que devraient payer ces automobilistes ultra polluants : 42200€ pour posséder une (M)aserati et de 45500€ pour la (F)errari. Comparativement au prix de ces voitures c’est même encore trop peu. Exemple: une Peugeot 308 hdi moteur 2l émet 180g/km son malus écologique est de 9050€ son prix : 25500€. Prix d’une (F)errari ff modèle de base 265 517€, l’acquéreur d’une (F)errari devrait payer 95000€ proportionnellement à ce qu’il a déboursé pour acheter son jouet, il paye en réalité 9 fois moins.

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