Libelle | Présentation

Libelle par Camille de Bonsens | Présentation

Définition

Au sens premier, libelle désigne un petit livre, conformément à son étymologie libellus : «petit livre». Le libelle se revendiquait comme un écrit d’une exposition courte, rapide, précise. Bien que justifiés et documentés les libelles, à contre courant des pensées du pouvoir, subissaient les assauts des notables : «Les libelles se vendent en secret, s’achètent bien cher, ne valent rien, et sont encore plus mal faits comme venant des mains d’une populace rude, ignorante et mal polie.» (Gabriel Naudé, 1620). Le libelle devient persiflant au milieu du 18ème siècle . Durant cette période et pendant la révolution, les œuvres des philosophes des Lumières n’étaient pas les seules publications à susciter un sentiment révolutionnaire en France. Dans les années 1780, les rues de Paris étaient inondées par un style de libelleordurier. Très lus dans les salons de Diderot, ces libelles révolutionnaires, principalement diffamatoires, souvent à caractère pornographique, illustrés de gravures libertines ont, de la plus absurde des manières, produit un travail de sape sur la valeur et la crédibilité de la monarchie de France.

Le libelle selon Camille de Bonsens

“En nos époques de cécité mentale collective où propagande et relations publiques permettent à l’économie technico-cratique de s’emparer du monde au delà des limites sociales et humanistes, cachée derrière des marionnettes politique à obsolescence programmée, jouant sur les liens ambigües entre propagandistes et propagandes, 18 ans après le bref passage des 365 jours de l’an 2000, le libelle s’avère l’outil intellectuel le mieux adapté aux besoins du moment. Il se veut d’être un outil détox pour qui sait encore extraire le sens d’un texte dépassant les 280 caractères.
Mes propos, en ces libelles, sont à l’inverse de ce que Goebbels résumait ainsi : ” Nous ne parlons pas pour dire quelque chose, mais pour obtenir un certain effet ” (cit. Ries p 131).
Mes libelles s’écartent de la croyance d’une consistance doublée d’une fatalité, au consentement collectif, croyance pérennisée à partir du fantasme de son propre effet, grossi par de gras médias d’élevage (les masses médias).  Le libelle moderne revendique de dire quelque chose, émancipé de toute croyance en des dogmes, qu’ils soient religieux, sociaux, écologiques, scientifrics.
Pourquoi inclure l’ombre de la science dans cette liste? Pensez-vous ! Ce Camille déraisonne-t-il ? Que nenni Candide! En ces temps de déni déontologique, un nombre croissant de scientifiques vendent la science, leur corps de métier, comme des call girl vendent leur cul aux conseils d’administration des lobbies. Cette science sans conscience aboutit à générer de la croyance au détriment de la raison. Au travers de documents estampillés ”scientifiques” opposés comme des dogmes, aux argumentaires de citoyens parfois plus experts qu’eux, ces collabos scientifrics, lo(o)ser et fossoyeurs de la parole scientifique sont partout portés par la puissance des propagandes de leurs employeurs lobbyistes. Voilà pourquoi, candide, le dogme scientifric rallonge cette triste liste.
Résolument précis, dense mais rapide et court, (10 pages maximum ) , mes libelles solubles dans les neurones devraient offrir quelques clés de désaliénation à l’écart des ” intoxmations ” de nos mécrédias, sans volonté aucune d’obtenir sur le lecteur un quelconque effet préalablement calculé, ”tant il est de plus en plus difficile d’identifier l’agent et le patient de la propagande, l’opinion aveugle et l’opinion éclairée, la communication réussie et son échec, la critique et l’allégeance…” ( Cairn info -Sandrine Aumercier-) .

Camille de Bonsens

A propos de Camille de Bonsens

Camille de Bonsens, toujours dos aux mécrédias.

Né le 22 mars 1968, salle du conseil, au dernier étage du bâtiment B, tour administrative de la faculté de Nanterre, où peut être, il décidera d’aller mourir après son heure, Camille De Bonsens est un libelliste, espion de son double et polémiste français, parent éloigné de Charles Théveneau, (dit) de Morande ou chevalier de Morande. Son parcours est représentatif de celui d’un « aventurier des Lumières » ou d’un « Rousseau des ruisseaux » . De l’acné il passe à la littérature clandestine, puis à l’espionnage et enfin au journalisme dans « l’Orange » 1975-1978. Folliculaire (1) à gage, il se fait connaître par son activité de maître chanteur international et par le succès considérable de sa participation au libelle clandestin, le Berry Ripou. Via une discrète contribution de la cour berruyère suite à la destitution programmée de La Pelleteuse XV, il entre en politique verte, dont il devient l’un des informateurs en France centrale. Il joue un rôle dans la pré-décroissance française en cultivant ses radis anarchistes (noirs) avant de regagner, un temps Paris lors de la Révolution des Vieillards (juillet 2021), où il poursuit son activité de gazetier aux travers de libelles renouant avec l’origine de ce style littéraire engagé, précis concis non dénué d’humour, mais jamais diffamatoire.

(1) Vieilli,péj. Journaliste sans talent mais sans aucun scrupule. ” Vaugoubert n’a pas eu à faire face seulement aux intrigues de couloirs mais aux injures de folliculaires à gages qui plus tard, lâches comme l’est tout journaliste stipendié,ont été des premiers à demander l’aman, mais qui en attendant n’ont pas reculé à faire état, contre notre représentant, des ineptes accusations de gens sans aveu”. Proust, J.filles en fleurs, 1918, p.461.

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